La cueillette ouvre en juillet 2026 !

Une faune et une flore respectées

Coexister sans dominer

Nous ne « respectons » pas la faune et la flore comme on respecte une consigne mais comme des frères et des sœurs. Nous reconnaissons que nous n’avons pas plus de légitimité à occuper cette terre que les salamandres, les renards ou les ajoncs. Et que, si une espèce devait juger la nôtre, ce ne serait pas un tribunal mais une chaîne trophique.

Ce plateau n’est pas un décor. Il est peuplé, habité, traversé de volontés non humaines. Chaque mousse sur un rocher, chaque salamandre tachetée au bord d’un fossé, chaque bond de crapaud en lisière est une affirmation de présence, une vie qui persiste malgré les routes, les bulldozers, les drainages, les épandages. Ici, nous faisons le choix de ne pas dominer, de ne pas réorganiser le vivant selon nos critères de rentabilité ou de propreté. Cela signifie : pas d’herbicide, pas de coupe rase, pas de stérilisation des sols. Pas de droit d’extermination.

Nous vivons dans un territoire où les zones humides abritent la loutre, où les chiroptères dorment dans les arbres creux, où les libellules rares tournent au-dessus des tourbières. Ce ne sont pas des exceptions, ce sont les habitants véritables. Nous sommes les derniers arrivés, et nous faisons comme on fait dans une maison qu’on ne possède pas : on se fait discret, on remercie, on ne casse rien.

Le verger ne nous appartient pas. Il cohabite. Les ronces y prospèrent parfois, les grenouilles y chantent dans les flaques, et certaines nuits on entend la chevêche hululer. Si nous avons un rôle ici, ce n’est pas celui d’exploiter, mais d’apprendre à vivre parmi.

Découvrez les espèces observés dans la commune de la Nouaille.

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